Laetitia De Cozar - Graphothérapeute - 96, Route de Neufchatel - 76000 ROUEN - 07 61 32 84 97

3 idées reçues sur les difficultés d'écriture :

Idée reçue n°1 : "Avec le temps ça s'arrangera"... Vous y croyez vraiment ? Plus on attend pour solutionner et aider un enfant, plus il sera en souffrance et plus les mauvais gestes seront installés. Si l'on intervient rapidement, il sera plus aisé de changer ses habitudes mais surtout, l'idée que l'écriture est un problème ne sera pas définitivement enregistrée. Les difficultés d'écriture laissent l'enfant face à un problème qu'il n'est pas en mesure de résoudre seul le plus souvent. Il se sent dans un tunnel dont il ne voit pas le bout et à force cela atteint souvent sa confiance en lui et sa scolarité globalement. La graphothérapie vient mettre des mots sur ces maux et apporte des solutions concrètes aux difficultés que l'enfant affronte.

Idée reçue n°2 : "Quand il se concentre, mon enfant écrit bien, donc il n'a pas de difficulté en écriture "... = une idée fausse très répandue qui pénalise grandement les enfants. L'acte graphique à partir du Ce2 doit être un acte automatisé qui ne mobilise pas le cerveau. Ce doit être fondamentalement un geste naturel qui se fait inconsciemment comme la marche ou le vélo. Si l'écriture est mal installée elle nécessite une partie conséquente de l'attention de l'enfant qui ne peut plus se concentrer sur l'exercice qu'il a à produire: il s'en trouve ainsi grandement ralenti et son attention dispersée. Les fondamentaux doivent alors être réinstallés et surtout automatisés pour qu'en classe, en situation d'évaluation, il devienne capable d'écrire vite et bien tout en se concentrant sur son exercice. C'est là l'objet de la graphothérapie.


Idée reçue n°3 : "Quand mon enfant a son stylo fétiche, il écrit bien..." En fait, nul besoin d'un crayon ergonomique, d'un stylo magique ou d'un feutre fétiche pour bien écrire. L'écriture, est une activité comme la marche ou la natation: lorsqu'elles sont bien installées ces activités ne nécessitent pas d'accessoire particulier. Nul besoin d'une paire de chaussures spéciales ou d'un maillot de bain de compétition. On peut marcher quelques soient les chaussures, ce qui n'empêche pas d'avoir ses préférences. Donc si votre enfant n'est pas efficace en graphisme s'il n'a pas son outil magique, c'est que l'écriture n'est pas stabilisée et qu'il faut l'aider pour qu'il parvienne à écrire correctement quelque soit le stylo. C'est là que la graphothérapie intervient.

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Pourquoi les enfants précoces sont nombreux à avoir des difficultés en écriture ?

Les enfants précoces sont nombreux à avoir des difficultés graphiques. Beaucoup d’entre eux sont lents, ont une écriture qui paraît peu soignée, et certains éprouvent même des douleurs. Il peut paraître paradoxal que ces enfants doués, pour lesquels les notions complexes semblent faciles à intégrer et se retrouvent en difficulté dans un domaine où des enfants sans qualités particulières excellent.

Or, il n’y a pas de paradoxe à cela. Ces difficultés résultent exactement de leurs grandes capacités, et font partie intrinsèque de leur fonctionnement psychologique.

Ainsi, tous les exercices qui mettent l’écriture au centre en tant que finalité peuvent les rebuter, car pour eux, l’écriture est seulement un moyen. Les enfants précoces ont soif de découverte, leur intelligence fine a besoin d’être nourrie. Or, l’apprentissage à l’école de l’écriture se fonde essentiellement sur la répétition (faire des lignes notamment). Cette pédagogie est souvent contre-productive pour eux car ils ont un besoin impératif que l’esprit soit sollicité, tandis que les « lignes », ont tendance à être un exercice machinal dans lequel l’esprit tient peu de place. Faire à chaque instant des choses nouvelles est leur leitmotiv, et dès lors l’apprentissage de l’écriture devient une tâche pénible car répétitive.

C’est souvent à cette époque de la scolarité que la précocité est remarquée : insatisfait dans son besoin de découverte, l’enfant va les chercher lui-même et tend à se disperser en classe voire à perturber le cours dans ce même objectif.

Ensuite, à mesure que le temps passe, il considère très souvent l’écriture comme une contrainte du fait que son geste ne soit pas aussi rapide que sa pensée. Cette dichotomie entre le rythme de sa pensée et celui de sa main est source de grandes frustrations qu’accompagne un sentiment d’échec : ne pas réussir à faire coïncider les deux, ce qui est par ailleurs impossible.

Enfin, souvent l’acte écrit est source de dévalorisation. Ils se sentent en échec du fait de leur écriture, ne comprennent pas pourquoi ils ne parviennent pas à écrire correctement. De plus, leurs camarades réussissent mieux en la matière et renvoient une meilleure image d’eux-mêmes. Ainsi, pour les enfants précoces, l’écriture peut être source de moqueries, de stigmatisation ou voire de punitions (copier X fois, …). Cela est grandement préjudiciable à leur évolution scolaire mais aussi psychologique,  pour des enfants qui peuvent déjà avoir du mal à vivre leur différence comme une chance, et l’appréhendent parfois comme une souffrance ou une difficulté.

Au final, les difficultés des enfants précoces proviennent essentiellement du fait qu’ils n’ont pas abordé tous les stades calligraphiques pour les raisons que nous avons évoquées plus haut, phénomène parfois renforcé par des sauts de classes en maternelle ou en primaire.

Au cours de la scolarité, l’écriture peut apparaître  comme un ennemi, un obstacle au bon déroulement de l’apprentissage. Il est alors possible de solutionner cette difficulté grâce à la graphothérapie.

 

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Les gauchers et l'écriture, une relation souvent délicate...

Un gaucher dépense souvent plus d’énergie qu’un droitier pour beaucoup de gestes quotidiens. Ainsi, dans le domaine du graphisme, tout rend l’écriture plus complexe pour le gaucher car tout est fait pour les droitiers (matériel, livres, cahiers, sens de l’écriture, …).

Tout d’abord, d’un point de vue psychologique, bien que très entouré, et même très encouragé par l’environnement qui est désormais bienveillant, il est fréquent de constater que le gaucher a souvent une image de lui-même un peu dévaluée. Sa latéralisation à gauche n’est pas étrangère à cela, car elle lui cause une gêne, génère de la maladresse et surtout de la marginalité (être différent de la majorité, alors que les enfants souhaitent le plus souvent être comme les autres), et ce,  même s’il n’est nullement stigmatisé. De plus, le gaucher, voyage à contre courant : son sens naturel est celui qui va de droite à gauche, or on lui demande en permanence d’aller à contre-sens. Cela génère fatalement de nombreux blocages & inhibitions. Ces maux sont la conséquence d’un fonctionnement en fermeture plutôt qu’en ouverture.

Ainsi, d’un point de vue purement graphique, notre écriture est constituée pour être réalisée de gauche à droite par un droitier. Dès lors que le tracé est réalisé par un gaucher, il y a inadaptation par rapport à la technique. Les éléments qui entrent en jeu dans le graphisme ne sont pas connus, ou mal connus pour un trop grand nombre de gauchers. De plus, il ya trop de paramètres qui sont concernés, c'est pourquoi ils ne peuvent les solutionner seuls : respiration, posture des bras, des doigts, du corps, pression, crispations, positionnement des yeux, mais aussi les formes, la ligne...

Plus précisément, le gaucher ne voit pas la pointe du stylo, donc pas la ligne qu’il ne peut donc suivre avec précision. On lui demande de bien écrire en « fermant les yeux » en quelque sorte… tâche dont nous conviendrons tous qu’elle est pour le moins ardue. Parallèlement à cela il efface ce qu’il écrit au fur et à mesure du déplacement de la main. Aussi, fréquemment la position de la main est pénalisante : il la place le plus souvent au dessus de la ligne sur laquelle il écrit (en bec de cygne) : la main est ainsi repliée, ce qui génère des tensions et une absence de souplesse et de fluidité, voire même des douleurs.

Or, qu'il soit droitier ou gaucher, l’enfant doit apprendre à tenir ses instrûments sans crisper la main (en utilisant la pince du pouce et de l'index et le support du majeur), à disposer la surface qu'il utilise dans le prolongement de l'avant-bras (correctement placé) tout en adoptant une posture adéquate. La fluidité est fondamentale pour obtenir un tracé harmonieux.

Enfin, d’un point de vue scolaire, tout est expliqué en classe pour les droitiers. Il est très net, que le gaucher est souvent davantage livré à lui-même en classe : les gauchers sont fréquemment laissés seuls face à une tâche plus complexe, et doivent trouver seuls des accommodements pour parvenir à écrire, bien que rien ne soit fait pour eux. Car, être gaucher ne consiste pas à faire la même chose que les droitiers à l’envers. Il n’y a pas de symétrie possible dans les gestes et les postures. Ainsi, il y a des techniques spécifiques que les gauchers doivent mettre en place. Toutefois, ces techniques ne peuvent pas être inventées par les enfants seuls. Isolés, ils trouvent de petits aménagements, certains les pénalisent d’ailleurs, mais ne parviennent que rarement à trouver la totalité des positionnements idéaux. Ils trouvent ainsi en eux-mêmes des ressources, et des petites « combines » pour écrire sans trop de difficulté mais sont rarement accompagnés dans ce processus, et encore plus rarement corrigés. Donc, à l’âge où les enfants doivent assimiler les fondements de la calligraphie, stade pré-calligraphique, ils doivent se « débrouiller » et  tendent à enregistrer des habitudes plus ou moins bonnes qui, ensuite bloquent parfois leur évolution.

C’est donc difficile d’être gaucher encore aujourd’hui et il est important d’intégrer que les enfants ou les jeunes gauchers qui n’ont pas une relation harmonieuse avec l’écriture, ont besoin de l’aide extérieure technique et psychologique d’un graphothérapeute.

 

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Pourquoi ce n'est pas forcément une bonne idée de faire faire des lignes à ses enfants ?

En tant que parent, lorsqu'un de nos enfants a des soucis en matière d'écriture, le réflexe naturel est de vouloir l'aider. Dans cette démarche, généralement on trouve un cahier neuf et l’on entame un long et fastidieux travail quotidien ou plusieurs fois par semaine : s’attacher à lui faire faire des lignes d'écriture. Et c'est là que commence le drame !…

Cette tragédie, que nous avons pour la plupart jouée, comporte deux volets.

Le premier : dans la majorité des cas voire la totalité, c’est l’échec. On passe du temps, l'enfant, pleure parfois, et malgré cela il ne progresse pas ! Ces efforts de chacun restent infructueux, car en faisant faire des lignes on ne tente de résoudre que la partie visible de l'iceberg. Les difficultés d'écriture ne résultent pas seulement d'une mauvaise réalisation des formes, et jamais d’une mauvaise volonté. Car aucun enfant ne fait exprès de mal écrire.
L’empêchement de l’enfant résulte avant tout de difficultés sous-jacentes qui ne seront pas solutionnées à travers cet exercice familial.

Ainsi il ne peut pas y avoir de progrès tant que l'on n’a pas remis en place les fondamentaux comme : la tenue du stylo, la respiration, la pression sur la feuille et le stylo, la répartition du poids du corps, la maîtrise d'une ligne, … car dans l'écriture interviennent plus d'une cinquantaine d'items. Chaque enfant a ses difficultés propres dans lesquelles entre la combinaison elle-même des obstacles entre eux. C’est pourquoi, pour chacun l'approche doit être spécifique.


Le deuxième aspect du drame qui se joue alors autour de la table familiale est psychologique. Tout d'abord comme l'enfant ne progresse pas, il ne comprend pas que l'on n’abandonne pas ces exercices. Il éprouve une grande frustration à consacrer du temps pour un résultat infructueux qu'il pourrait consacrer à un loisir et il prend cela comme une punition. De bonne volonté, il fait de son mieux, et malgré tout ne progresse pas, ce qui est grandement frustrant voire anxiogène si cela génère un stress.

Ensuite, d'une façon plus profonde, à travers l’échec répété de chaque soir, vient s'imprimer de façon plus définitive chaque jour, l'idée que l'écriture est pénible, n'est pas faite pour lui et qu'il ne réussira jamais.

Ces deux paramètres psychologiques vont être profondément ancrés dans son esprit et il n'y aura pas de progrès possible tant qu'on ne les en aura pas effacés. C'est pourquoi ces obstacles, ne sont pas à prendre à la légère. Cette matière paraît simple et accessible à tout un chacun, car tous quasiment en tant que parent, nous sommes parvenus à écrire de façon satisfaisante. Enseigner l’écriture est néanmoins chose complexe, surtout pour un enfant en difficulté, voire en échec, qui se retrouve fâché avec un moyen de communication indispensable. Cela interfère dans sa scolarité, le pénalise et tend à le dégoûter de l’école dans son ensemble. Dès lors, seul un travail personnalisé, adapté à chacun et… joyeux pourra permettre une évolution positive.

Seul le graphothérapeute pourra avoir cette approche complète et personnalisée :

Il abordera à la fois tous les paramètres techniques qui entravent la bonne relation de l’enfant à l’écriture : reprendre tous les items défaillants en profondeur, afin de que saines bases soient installées définitivement.  Mais son approche sera aussi ludique et psychologique pour que l'enfant se réconcilie avec l’écrit durablement.

 

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Quel stylo choisir pour son enfant ?

Dans les rayons de fournitures scolaires l'étendue du choix des outils pour écrire peut laisser perplexe.

Ainsi souvent les parents se demandent ce qu'ils doivent acheter.  D'un côté des crayons et stylos au design soigné, avec des propositions ergonomiques (emplacement caoutchouté pour les doigts) qui sont souvent très onéreux et de l'autre des standards du marché comme le best seller transparent qui cartonne depuis des décennies, recordman du rapport qualité prix.

stylo

A première vue, le choix numéro deux semble aller de soi. Mais quand s'en mêle le marketing sophistiqué, le désir que nous avons tous de trouver ce qu’il y a de mieux pour nos enfants, le surcoût de certains objets paraît futile par rapport à la culpabilité de ne pas leur donner les moyen de s'épanouir correctement. 

Aussi est il nécessaire de faire un petit point sur ce sujet.

Pour les enfants de maternelle dont la position sur le stylo n'est pas encore fixée, il peut être intéressant d'utiliser un petit objet technique : le calle - doigt ou gripp. D'un coût d'un euro environ dans toutes les bonnes papeteries, il s'agit d'un embout inusable que l'on positionne sur le crayon de son choix. Cela permet à l'enfant d'enregistrer une excellente position des doigts sur le stylo. Car avec le gripp, il est quasiment impossible de mal le tenir.

Pour les enfants du primaire et les adolescents :

Quand on se tourne vers des stylos techniques (stylo avec encoches, …), c'est qu'il y a alors un souci dans la tenue du stylo. Le marketing est alors très convainquant mais malheureusement ces stylos ne permettent pas de modifier durablement la tenue. Généralement ils coûtent cher, durent peu longtemps et finalement, à l'instar de bien des cahiers de vacances, finissent abandonnés dans un tiroir du bureau.

A partir du ce1, si la tenue n'est pas stabilisée et qu'elle pose problème  (douleur, lenteur. .), ce souci doit être travaillé avec un professionnel qui saura en quelques séances y remédier. Ainsi, si l'écriture ne peut se faire qu'avec un stylo caoutchouté c'est que d'autres items en plus de la tenue ne sont pas correctement installés : notamment la pression trop puissante sur le stylo. Ce n’est alors pas le stylo qu'il faut changer, mais bien le geste de l'écriture qui doit être fluidifié par un travail spécifique. 

Car lorsque l’on sait bien écrire, on peut écrire avec n'importe quel stylo. Tout comme lorsque l’on sait marcher, on marche avec toutes les chaussures, même si on est plus à l'aise dans certaines.  Donc la tenue doit être efficace quelque soit l'outil, ce qui n’empêche pas de parler ensuite de confort en trouvant si l'on préfère des plumes larges ou fines, une encre sèche ou grasse par exemple. 

 

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